17 nov. 11
J'ai testé : une convention espagnole
Il y a quelques semaines, une amie de ma colocataire m'a annoncé tout sourire qu'il y avait un salon du manga en ville le week-end du 11 novembre.
Soit-dit en passant, j'ignore comment elle savait que j'avais un quelconque intérêt en la matière, mais je l'en remercie.
En France je ne vais que très rarement en convention, c'est généralement plus un prétexte pour faire des IRL et dans tous les cas je n'y vais jamais seule. Ne connaissant ici personne en mesure d'être un tant soit peu intéressé par l'affaire, je savais donc que je n'allais pas y passer ma vie. De plus ayant prévu le week-end suivant une escapade touristique, il était hors de question de dépenser des sommes pas croyables, c'était donc pour ainsi dire juste la sortie "curiosité" du week-end. Pardon à l'avance pour le manque de photos et l'extrème foirage des peu qu'il y a.

Le salon s'étalait du vendredi 11 au dimanche 13, de 9h00 à 21h00. Avant que vous ne vous posiez la question, le 11 novembre n'est pas férié en Espagne. Hé, il n'aurait aucune raison de l'être !
Mon intention était d'y passer quelques heures durant un après midi et j'ai fait mon choix du jour selon le programme.
Bon déjà, pour le vendredi c'était mort puisque j'avais cours. Il y avait le samedi une conférence qui m'intéressait bien, mais elle était également le dimanche où en plus ils diffusaient le film de Trigun. Je suis donc partie sur ce dernier jour. Là où j'ai bien failé c'est que j'étais sûre que la-dite conférence serait à la même heure les deux jours, alors qu'en fait non. Du coup, je l'ai loupée parce que je dormais comme un bébé dans mon lit au moment où elle commençait. No comment...
Arrivée sur place, je peux vous dire qu'il n'y avait absolument pas foule. A tel point que je n'ai pas vu où était le guichet o_O D'après une fille qui apparemment c'était fait les trois jours, c'était parce qu'on était dimanche. Je pense que je faisais partie des derniers à entrer et mon ticket titre dans un peu plus que 10 000, mais j'avoue ignorer si ça fait beaucoup, d'une part parce que je ne sais pas si c'est tellement répandu en Espagne, et aussi parce que la convention est assez jeune (troisième édition.)

Pour l'occasion le Palais des Congrès de la ville avait été réquisitionné, même si ce n'était en fait que dans le bâtiment à côté relativement... petit. Et ce même si la convention occupait trois étages...
Au rez-de-chaussée les stands commerciaux, au nombre de 34 si on en croit le dépliant, ainsi que les fanzines. Tous entassés dans une salle relativement petite, donc, avec une hauteur sous plafond qui en rendrait beaucoup claustrophobes (et à raison !)
J'ai été étonnée par l'absence des stands éditeurs. Je dois admettre que je ne connais pas trop les éditeurs ici, ou même les publications en général (c'est aussi pour ça que ça m'intéressait d'y aller) mais je m'attendais à croiser au moins Glénat qui me semble être un des plus gros (si ce n'est le plus gros) sur le marché espagnol. Il y avait quand même de quoi remplir ses étagères en coffrets DVDs et bizarrement pas trop en mangas, sauf sur le stand de la Fnac (visage connu !) qui arborait d'ailleurs fièrement une peluche Charlotte. Vous savez, le monstre sympatique de Madoka... Par contre niveau goodies, comme d'habitude ça y allait franco, avec relativement peu de HK à ma grande surprise (encore une fois). J'ai même regretté d'être venue sans le sous en voyant les recueils d'illustrations Pixiv...
Au premier étage se situaient les stands des associations, les bornes de jeux-vidéos, ainsi qu'une salle d'exposition. On trouvait dans cette dernière des illustrations d'auteurs espagnols en soutient au tsunami de ce début d'année, dont j'ai pris mes préférées en photo.
Il y avait aussi un stand BJD (aucune idée de pourquoi il était là et pas ailleurs...) dont je ne me suis pas trop approchée vu la faune qui traînait autour et la chose qui a rapidement attirée mon oeil...
Deux mêtres plus loin se situait en effet un papercraft du Gundam Unicorn, dont j'évaluerais la taille à 1m70. Réellement impressionnant à voir, il a été construit par Newtype, une association locale, au prix de (à en croire l'affiche) 643 pièces, 48 m² de papier, 525 heures et 22 bonnes âmes. Ils exposaient aussi leurs Gunpla dans une petite vitrine à côté. J'ai dérapé par la suite vers leur stand pour leur passer le bonjour et ça m'a un peu attristée de voir qu'entre deux posters Gurren Lagann et VOTOMS ils se prostituaient en en vendant aussi des Junjo Romantica... Bon d'un côté je les comprends, mais ça les a surpris de me voir débarquer et leur demander des badges débiles type Char en pedobear (voyez comme je fais de mon mieux pour maintenir l'excellente image des Français à l'étranger)
Malheureusement ils ne vendaient pas de poster Gundam yaoi. Non non, même pas de Wing !
Le sous-sol était grosso modo seulement utilisé par la cafétéria reconvertie en salle de jeux de cartes et de plateau pour l'occasion. Au fond on trouvait la salle de projection où j'ai donc terminé mon après-midi devant le film de Trigun qui était bien mais doublé, donc je ne suis pas sûre d'avoir exactement saisit tous les gags. Oui, Vash a un bon débit.
Je suppose que c'est par manque de place, mais j'ai trouvé dommage qu'il n'y ait eu en définitive que si peu de diversité dans les activités de la journée. Tout était étalé sur les trois jours, ce que je peux comprendre pour des choses vraiment ponctuelles type concours, mais pour le karaoke par exemple, j'ai plus de mal à saisir l'idée. Surtout le mettre un vendredi matin durant une heure et demi...
Enfin laissez-moi terminer par une petite minute culturelle !
-J'ai croisé beaucoup de Naruto et de One Piece, mais pas de Bleach. Kuroshitsuji a au moins autant de fangirls qu'en France, et je ne parle pas des Vocaloïds.
-Il n'y a pas de free hugs, mais des abrazos regalo, ce qui est vraiment exactement la même chose mais traduit. On saluera au moins l'effort d'adaptation.
-Le terme "nerd" s'emploie, mais pas celui de "geek". L'Espagnol a son propre mot pour ça : friki.
Ca vient du freak anglais.
J'aime l'idée.
22 oct. 11
Steins;Gate : toki ga mieru !

En y pensant très fort, je suis sûre que vous arriverez à vous convaincre que ce message a été rédigé il y a deux semaines et que ce titre n'est pas tout pourri et honteux.
J'aime beaucoup la science-fiction. Je n'y connais pas grand chose et la plupart des concepts "scientifiques" qu'ils soient réels ou non, me passent par dessus la tête. Mais je suis du genre à aimer passer un après midi à regarder les reportages de banalisation scientifique de Arte parce que ça me fait sentir intelligente et aussi parce que c'est super intéressant. Ne me demandez pas pourquoi j'ai fait L malgré tout, la passion et les capacités divergent parfois de façon drastique, ça fait partie du jeu.
J'aime penser que grandir avec Retour vers le Futur, Un jour sans fin, Valerian et Laureline, Chrono Trigger ou Zelda Ocarina of Time a créé chez moi cette espèce d'obsession que j'ai pour les scénarii mettant en avant les voyages dans le temps et surtout, les paradoxes temporels. Je me dis d'ailleurs que les générations élevées à Doctor Who doivent avoir de sacrées séquelles...
Je ne connais pas beaucoup d'animes qui traitent de ce sujet et ce de façon exclusive, je crois en fait Steins;Gate est le premier que je croise. Si vous avez d'autres noms, n'hésitez pas à balancer en commentaire, je vous en serai reconnaissante !
Okabe Rintaro, dit Okarin (et pleins d'autres trucs aussi), 18 ans alors qu'il en fait 25, est un geekos un peu taré qui a monté un laboratoire avec ses potes dans un appartement loué à un réparateur télé. Il s'y livre à des expériences visant à créer des objets futuristes, qui sont invariablement des gros échecs. Mais un jour, coup de bol, ils parviennent sans vraiment à comprendre comment à créer avec leur micro onde un système permettant d'envoyer des SMS dans le passé. La méthode est rudimentaire et peu rodée, mais suffisante pour leur apporter rapidement beaucoup de problèmes... Car évidemment Okabe et ses amis n'avaient pas mesuré à quel point il était dangereux d'essayer de modifier le passé. Tous geeks qu'ils soient, on dirait qu'ils ne connaissent pas trop leur sujet.
Sans y être allée à reculons, on ne va pas dire que j'étais forcément enthousiaste malgré tout à l'annonce de cette série.
Deux raisons : Chaos;Head évoque un traumatisme particulier chez moi. C'est une série que j'ai regardé jusqu'au bout plus par masochisme qu'autre chose... Le fait que Steins;Gate se passe dans le même "univers" m'apparaissait comme tout sauf positif. Je sais que Chaos;Head a souffert d'une adaptation faite à la machette, mais le concept même m'avait rebutée, donc je ne savais pas à quoi m'attendre de la part des mêmes créateurs.
Et puis, au risque (que j'assume) de froisser ses fanboys, j'ai jamais compris la popularité de huke. J'aime environ rien de ses dessins, que ça soit l'inexpressivité de ses personnages ou sa tendance à rajouter trois tonnes de textures pour faire "trokoold@rk". Je suis d'ailleurs contente que le design de l'anime n'y soit pas spécialement fidèle, même si je ne l'apprécie pas spécialement non plus.
Les premiers retours sur la série étaient tout de même positifs : plus les semaines passaient et plus les éloges fleurissaient. J'ai finalement décidé d'attendre d'avoir une vraie connexion la fin de la diffusion pour m'y mettre.
Brillante idée, pour une fois. De regarder la série, mais surtout de la rusher, je veux dire.
Je n'aurais pas tenu la longueur hebdomadairement, les deux premiers épisodes sont vraiment laborieux et font tout pour perdre le spectateur. Ils sont volontairement opaques et enchaînent les fautes de goût, mais l'engouement arrive vite passé ce "cap", bien qu'on réalise assez rapidement que derrière son aspect faussement complexe, Steins;Gate est en réalité une série d'une simplicité presque déconcertante.

Si Mayuri peut comprendre, vous aussi.
On pourra aisément découper la série en deux parties. La première se place dans une ambiance un peu mystérieuse et malgré tout bon enfant, où l'on voit notre bande de potes s'élargir et tester leur nouvelle invention. La seconde est plus SERIOUS BUSINESS.
Le premier truc qui saute à la tête, c'est que Steins;Gate s'adresse à un public un peu otaku-geek et qu'il ne s'en cache pas : l'intrigue de la série est basée sur des anecdotes et autres légendes du web. Le personnage de John Titor est une personne réelle (ses "actions" sont reprises à l'identique dans la série) et l'histoire du CERN et de son "trou noir" a suffisamment fait le tour des télévisions pour que je vous épargne un résumé des faits. On retrouve aussi diverses références à des rassemblements otaku et autres maid cafés, ainsi qu'à un certain image board.
Personnellement ça m'a plutôt fait rire, exactement comme ce genre de choses m'ont amusée dans The World Ends With You ou encore Durarara!!.

Puisqu'elle te dit qu'il est COLLECTOR !!!
Ce qui m'a moins amusée en revanche, c'est que les personnages suivent le même chemin. La première heure est un défilé dans la galerie des horreurs : tsundere, moeblob, maid-nekomimi (COMBO), amie d'enfance décérébrée à gros seins et même trap sont de la partie. Pour moi la grosse faiblesse de la série se situe à ce niveau là, notamment parce qu'elle montre à plusieurs reprises qu'elle aurait largement pu s'en passer.
Par exemple, deux de ces personnages n'apparaissent que très peu au final. L'héroïne, Kurisu (Chris ?), s'en serait très bien sortie avec son premier stade de "jeune prodige bonasse" déjà assez lourd, mais pour une raison qui m'échappe ils se sont dit que les tsundere, c'était cool (oui, ça m'échappe vraiment) et donc Kurisu va se mettre à rougir stupidement pour rien.
On dirait qu'ils ont bêtement voulu remplir leur quota de clichés, et ça le fait moyen, même si ça s'insère finalement bien dans le reste du décor.
Heureusement, à la manière d'un Higurashi no naku koro ni (bien que les personnages soient, entendons-nous bien, largement plus faibles) en tant que groupe ils fonctionnent très bien. Même si au début elle peut laisser pantois, on fini par croire à l'amitié qui les lie et les suivre dans leurs délires "scientifiques" devient un vrai plaisir. Ca confirme que j'apprécie ce genre d'alchimie et d'ambiance "bon enfant", point que j'avais déjà bien aimé dans Loup=Garou ou Dennou Coil, bien que ces séries n'aient rien à voir entre-elles, hein.

J'ai 18 ans et j'emmerde les Prix Nobel
La seconde moitié de la série m'a malheureusement moins emballée.
La rupture est marquée par un épisode choc lors d'une scène fichtrement bien réalisée et laissant sur les fesses. Passé ce cap, le rythme s'accélère et une véritable course contre le temps (hoho) s'engage pour Okabe et ses amis. Grosso-modo, on peut dire que cette seconde partie applique les principes mis en place dans la première. C'est assez louable comme méthode, malheureusement je n'ai pu m'empêcher d'être frustrée.
Pourquoi ?
Parce qu'alors que les histoires de voyages dans le temps ont un potentiel de mindfuck et de folie terrible, Steins;Gate ne fait que légèrement exploiter le principe. Rien de super élaboré, une simple utilisation du principe de l'Effet Papillon, qui bien qu'étant agréable laisse un goût de trop peu dans la bouche quand on pouvait légitimement en attendre plus. Peut être ai-je été trompée par les quelques avis que j'avais lu à droite et à gauche durant la diffusion de la série et qui semblaient sous-entendre qu'elle était complexe... Mais quoiqu'il en soit, non, elle ne l'est pas. Branchez votre cerveau deux minutes et même Retour vers le Futur est plus apte à vous filer un mal de crâne, c'est dire.
Je fais peut être partie d'une minorité à préférer le blabla à l'action la plupart du temps, je n'en sais rien, mais face à ce genre de synopsis, oui clairement. Sinon j'ai l'impression qu'il y a eu mensonge sur la marchandise. Et non, le fait que Steins;Gate soit à l'origine un Visual Novel n'était pas spécialement un signe précurseur, lire Umineko no naku koro ni m'a prouvé que le support pouvait autant sinon plus donner mal à la tête et troller le lecteur que n'importe quel bouquin.
Au crédit de la série, ça lui évite de se ramasser et de sombrer vraiment dans le n'importe quoi total. Elle reste relativement cohérente de bout en bout et même la fin qui aurait tendance à m'énerver en temps normal n'est pas si déplaisante que ça.
Ça ne veut pas dire que la seconde partie de Steins;Gate est mauvaise, bien sûr. Une fois que fois que j'ai accepté mon triste destin, je n'ai pas fait comme Okabe : je ne me suis pas acharnée et j'ai préféré me laisser porter gentiment. Ca me réussi mieux qu'à lui et j'ai tout enchaîné avec plaisir jusqu'à des heures peu recommandées quand on doit se lever le lendemain. C'est bête à dire, mais ça faisait longtemps que je n'avais pas ressenti une telle envie d'enchainer les épisodes avec un anime. C'est quelque chose que je fais en fait assez rarement ces derniers temps, soit parce que je suis les séries hebdomadairement, soit parce que j'ai pour principe de me limiter à 2 épisodes par jour maximum quand je regarde en DVD... Ou bien tout simplement parce que ce que je regarde ne me passionne pas des masses.
D'ailleurs niveau rythme, j'ai trouvé la seconde moitié meilleure que la première. Le truc qui m'y avait choquée, c'était les fins d'épisodes qui arrivaient sans prévenir comme un cheveux sur la soupe. La seconde partie est plus dans l'esprit "je te balance un gros cliffhanger 2 secondes avant la fin" ce qui pousse invariablement à se jeter comme un requin sur la suite. Je plains vraiment ceux qui ont suivi la série hebdomadairement : ils ont dû dormir au début et avoir des envies de suicide à la fin. En tout cas je sais qu'à leur place, ça aurait certainement été mon cas.
Le ton devient résolument pessimiste et le drame s'installe aussi correctement, bien que certains épisodes manquent profondément d'impact. Évidemment, comment voulez-vous vous attacher à un personnage qui a des cheveux roses, une voie de fausset, des oreilles de chat et qui termine toutes ses phrases par "nyan" ?? Comment voulez-vous avoir de la pitié pour ce personnage, ou même le plaindre ? Moi j'aurai plutôt envie de le voir finir au feu...
Peut être que les créateurs partageaient cette pensée (non ce n'est pas du spoil, Feris ne fini pas incinérée, calmez vous) car ce personnage et ses autres compatriotes clichés numéros 2 et 3 sont rapidement mis de côté, eux et leur Passé Torturé©.
De la même manière, les "méchants" sont assez caricaturaux et font plus rire qu'autre chose, mais ils n'occupent pas une place tellement importante dans la série, puisque l'ennemi principal de notre héros est bien sûr le temps lui-même et la façon dont il est devenu vicieux, comme en réponse à ses expérimentations.
J'ai eu tout du long l'impression que la série ne se prenait pas super au sérieux, bien qu'il soit question d'enjeux de plus en plus démesurés. Peut être est-ce pour cela que j'ai fini par relativement m'attacher à Mayuri, la fameuse amie d'enfance décérébrée à gros seins, qui fini par occuper une place très importante au coeur de l'intrigue malgré son inactivité flagrante.
Mais bon vous savez, les adaptations des jeux Key sont mon péché mignon, donc il est possible que je sois aussi attachée à la niaiserie... Mayuri m'a néanmoins plu dans le fait qu'elle ne soit pas un personnage auquel ils se sont sentis obligés de rajouter un Passer Torturé©, contrairement aux autres (à l'exception d'Okabe et de Daru l'otaku, les deux seuls hommes de la bande)
J'ai malheureusement peur que ce choix n'ait été fait que pour faire contre-poids avec le karma pourri qu'elle cumule par la suite, mais bon... J'ai bien aimé ce qui se dégage de son duo avec Okabe, ils parlent peu mais communiquent avec de longs regards affectueux et ça me rend toute guimauve :3
Le seul personnage féminin qui, objectivement cette fois, me parait se démarquer est Suzuka, même si ça partait assez mal. Je n'en dirais pas plus, mais elle a droit à pas mal de développement et à des scènes très bonnes où pour une fois, l'implication sentimentale y est pour de bon (ah, l'épisode 16...)

La première fois que je peux blairer
Mamoru Miyano depuis Death Note
Malgré sa configuration harem (gardons à l'esprit que le casting est composé à 80% de femmes...) ce n'est pas du tout l'impression finale qui ressort quand on regarde la série. Il n'y a pas d'ambiguité, pas de scènes de drague ou autres où les filles tombent toutes aux pieds du héros, et tant mieux.
Okabe est un héros lui-même différent de ce qu'on a l'habitude de voir. Son trait dominant (du moins au début) est qu'il est un peu dérangé du ciboulot. En réalité cet aspect à tendance à s'éclipser, puisqu'on comprend assez vite qu'il n'est pas vraiment fou et que c'est plus sa façon de s'amuser. Alors quand le SERIOUS BUISINESS commence, il ne rigole plus... Il hurle, pleure, se débat et surtout, il en chie.
Et ça, c'est cool.
On s'attache bien à Okabe. Il est pathétique mais humain et surtout, il a des moments de bravoure et de classe qui le rendent supérieur à la masse de héros acharismatiques peuplant ce genre d'adaptations.
C'est d'ailleurs paradoxal que Steins;Gate ne suive pas la voie harem alors que les donzelles de ce type de productions tombent d'habitude dans les bras des plus gros loosers possibles sans raisons particulières. Bien sûr, Okabe est aussi un looser, mais disons qu'il est un looser sympathique, à la manière d'un Keiichi.
Deuxième référence à Higurashi, troisième à When they cry, il est temps de mettre rapidement un terme à cet article.
Mangez du Steins;Gate, je ne pense pas que vous aurez l'impression de perdre votre temps, au contraire.
En raison de quelques défauts assez énervants, elle n'est pas LA série de l'année, mais elle fait largement partie du lot de tête, alors pourquoi s'en priver ?

*disparait dans un nuage de fumée*
10 sept. 11
Hasta la vista, baby
L'heure étant au 3615 ma vie, je m'y mets aussi.
Certains de mes lecteurs le savent déjà, d'autres pas, mais je passe cette année à l'étranger, dans le Sud-Est de l'Espagne plus précisemment.
J'y suis depuis une semaine et depuis tout ce temps je cherche désespérement à avoir une connexion internet viable. Ca vient de ce produire. Oh, pas de façon "normale", vous comprenez, ouvrir une ligne ici c'est au moins aussi chiant que de le faire en France sauf qu'en plus on me demande un passeport (que je n'ai pas, Europe, libre circulation des personnes, tout ça...) Les seuls trucs sans engagements sont bien évidemment des clés 3G et aucun être humain n'a assez de reins pour pouvoir décemment surfer avec. J'alterne donc avec les WIFI plus ou moins stables que mon ordinateur arrive à capter, pour le meilleur comme pour le pire, et ça me tape pas mal sur les nerfs.
Et je dois encore attendre jusqu'au 19 pour pouvoir profiter de l'internet de la fac...
Bref, ça c'était pour le côté pratique, pour le reste ce n'est pas ma connexion mais bien le reste qui risque de changer un peu le contenu de ce blog. Pas des masses non plus, mais disons qu'il y a des chances pour que plus de racontage de vie, de photos pleines de soleil et de ciel bleu viennent envahir ces pages. Concrètement, je ne suis de toute façon pas grand chose cette saison, mais c'est au niveau des mangas que ça me fait vraiment mal de devoir mettre en hiatus de force les séries que j'achetais religieusement.
Le déménagement de mon appartement de Lyon, où je vivais depuis 3 ans, et le nombre de volumes accumulés m'ont fait réaliser qu'il ne serait pas très judicieux de commencer à flamber en bouquins ou DVD cette année...
Restez branchés !
23 août 11
Le détective était déjà mort
Vacances, glandouille, déménagement, merdouilles administratives, soleilpluie, flemme, pingouins, etc, etc...
Et jeux-vidéo.
L'été a quelque chose de super psychologique sur la motivation, même quand il est tout pourri et ressemble surtout à un mois de mars.
Vous noterez que j'ai toujours un siècle de retard sur le reste du monde à environ tous les niveaux et ça inclut aussi le domaine vidéo-ludique. C'est même pire en fait, car je crois n'avoir jamais été particulièrement au courant pour tout ce qui touche aux consoles, sauf peut être pour Fire Emblem, et pourtant j'y joue plutôt beaucoup !
Ma curiosité m'a poussée le mois dernier en juin dernier à aller faire un tour au rayon jeux soldés d'un magasin que je ne nommerai pas, à l'enseigne jaune et aux vendeurs peu compétents. C'est là que, perdu au milieu des "Léa passion" et autres jeux à licence ignobles se trouvait une tête connue dont j'avais entendu dire du bien, j'ai nommé Ghost Trick.
En tant que grande fan de la franchise Ace Attorney de Capcom, je connaissais bien sûr Ghost Trick de nom et de visu, puisque l'équipe derrière est la même. Je ne m'étais jamais penchée dessus plus que ça parce que ça ne semblait pas être le genre que j'appréciais, mais à -80%, passer à côté aurait relevé du crime.
Me voilà donc lancée dans ce jeu dont j'ignore tout et dont le design me sort par les yeux.
Et vous pleurez en repensant à l'horrible jaquette française
Ce monsieur qui vient apparemment de passer une sale journée et qui a une coupe de cheveux tellement improbable qu'il semble sorti tout droit de Yu-Gi-Oh!, c'est vous. Sissel. Et vous êtes mort.
Heureusement, dans le monde fantastique de la fiction, une fois raide vous avez la chance de pouvoir faire chier votre entourage en passant en mode poltergeist et en prenant possession des objets vous entourant.
C'est globalement tout ce que vous pourrez faire en tant que joueur : posséder des choses du quotidien et influer de façon parfois minime sur elles pour vous déplacer, signaler votre existence ou forcer le destin pour qu'il joue en votre faveur.
Comme c'est très pratique et que sans ça il n'y aurait pas de jeu, vous êtes amnésique en plus d'être mort et vous n'avez qu'une nuit devant vous pour résoudre le mystère derrière votre décès prématuré. En effet, une fois le jour levé, votre existence en tant que fantôme touchera définitivement à sa fin.
Sans le moindre indice en votre possession et sans savoir par où commencer, vous déciderez de suivre une jeune détective aux cheveux roux et en bien mauvaise posture au moment de votre mort. Votre âme de bon samaritain et votre pouvoir vous permettant de remonter le temps 4 minutes avant la mort d'une personne (exceptée la votre, bien sûr, ça serait trop facile sinon...) vous autoriseront à lui sauver la vie en influant de façon parfois minime sur votre environnement.
De fil en aiguille, les différentes personnes que vous aiderez et d'apparence sans liens se retrouveront finalement toutes mêlées à une étrange affaire qui une fois résolue apportera toutes les réponses à vos questions... Et même au-delà (?)
Dit de façon beaucoup moins dramatique : vous vous baladez au fil de la soirée d'objets en objets, vous remontez inlassablement le temps pour modifier le destin et sauver les gens qui vous entourent et qui ont tendance à passer de vie à trépas de façon alarmante et stupide.

En bleu : les objets de la pièce sur lesquels vous pouvez aller.
Ghost Trick est en réalité un point and click complètement linéaire. A la différence de ces jeux un poil vicieux qui vous permettaient de progresser sans toutes les clés pour mieux vous tuer deux heures plus tard parce que vous aviez oublié quelque chose, Ghost Trick vous refusera le passage tant que vous n'aurez pas fait tout le nécessaire pour faire basculer le destin en votre faveur. A noter que contrairement à ce qu'on pourrait penser au début (du moins, ce que je pensais... ?) la limite "une nuit" est en fait complètement incluse dans le scénario. C'est à dire que plutôt que de s'arranger pour remonter le temps à l'infini et progresser de façon différente à chaque fois pour comprendre la vérité sans pour autant s'évaporer au petit jour (à la Un jour sans fin, si vous voyez ce que je veux dire), Sissel préfère laisser le temps s'écouler dès qu'il a réussi à sauver quelqu'un.
En temps que joueur, vos interactions sur l'environnement sont en fait assez limitées. Vous ne pouvez vous déplacer que d'objets en objets, s'ils ne sont pas trop éloignés, et n'influer que sur certains d'entre eux et ce de façon très simple. Ils sont d'ailleurs choisis de façon assez arbitraire, ce qui est étrange étant donné que le scénario s'attelle à justifier de façon relativement logique des tonnes d'autres choses...
Par exemple, vous vous mettez sur une feuille de papier, vous la faites basculer dans le vide et elle vous entraîne plus loin. Au fur et à mesure du jeu, des mécanismes plus complexes se mettent en place, façon "effet domino". Votre pire ennemi est le temps lui-même, qui vous forcera à avoir un timing relativement serré pour pouvoir sauver les gens in-extremis. En effet, eux, agissent toujours strictement pareil et foncent vers leur mort (destin, tout ça) à moins que vous ne les détourniez de leur fin d'une façon ou d'une autre. Vous noterez qu'il n'y a qu'UNE SEULE façon de sauver quelqu'un et trouver comment est souvent ce qui demande le plus de temps. A part ça, ce n'est jamais très compliqué. J'ai même souvent perdu parce que je m'efforçais à chercher plus vicieux et difficile que ce que le jeu attendait de moi, tout ça parce que ça me paraissait être "trop simplet".
Ghost Trick est l'antithèse du jeu stressant puisqu'au moindre échec de votre part, pour pourrez toujours remonter le temps et recommencer tranquillement et presque inlassablement vos tentatives de sauvetage. Parfois, le héros ira jusqu'à vous encourager à faire "un tour pour rien", juste pour mieux cerner la situation. Je trouve ça un poil glauque sachant que ça rime à tuer la personne à chaque fois, mais bref. La mort n'est pas franchement prise au sérieux dans ce jeu, je pense d'ailleurs que rien que la pose extrêmement élégante dans laquelle vous êtes retrouvé mort au début du jeu en dit long sur l'esprit dans lequel le tout baigne.
L'humour et les personnages sont tellement proches de "l'esprit" Ace Attorney que la parenté entre les deux jeux ne saurait être niée. D'un côté c'est une bonne chose, car je crois n'avoir jamais autant ri sur un jeu vidéo qu'en jouant à un Ace Attorney ; d'un autre on a une très désagréable impression de déjà vu par moment.
Le héros, Sissel, malgré sa coupe de cheveux SUPER STYLEE (puisque je vous le dit) n'est pas super intéressant en raison de son amnésie archie-revue dans le principe et qui joue rarement en faveur d'un personnage. Il sait rien, quoi. J'ai pour ma part plus apprécié les sidekicks, comme l'inspecteur Cabanela que pour le coup je VEUX voir apparaître dans un Ace Attorney, rien que pour le cuisiner. Lynne, notre inspectrice rouquine, m'a immédiatement fait penser à Yoko de Gurren Lagann, certainement en raison de son design et de son caractère bien trempé. Elle est plutôt cool.
Mais la vraie grosse surprise, c'est Missile. "Ce sale clébard" penserez-vous dans un premier temps (affectueusement surnommé Pedodog par mon frère en raison de sa vague ressemblance avec l'ours...) se transformera peu à peu à vos yeux en le noble compagnon canin qu'il est. Et je n'aime même pas les chiens.
Le scénario est bien ficelé, en tout cas il tient suffisamment en haleine pour vous poussez à jouer, jouer et jouer encore jusqu'à arriver à la dernière minute. Bien qu'étant complet, et j'entends par là qu'il se suffit à lui-même de bout en bout et qu'une suite me ferait peur, le jeu m'a paru être trop court.
Il doit avoir une petite dizaine d'heures de durée de vie, en fait, mais le côté très linéaire donne l'impression qu'il est bien plus court. On reste presque sur sa faim à la fin (...) bien qu'elle soit très satisfaisante et conclusive. Peut être parce que tout ça a définitivement un arrière goût de Ace Attorney, le fantastique en plus. C'est à dire que j'ai été surprise par les révélations (impossible de deviner le fin de mot de l'histoire, à mon avis, même si j'ai eu quelques doutes à certains moments) mais pas par la tournure des choses. Ça semblera peut être plus surprenant aux yeux de certains, mais après avoir bouffé 5 jeux plein d'enquêtes complètement tordues, on fini par être un poil blasé.
J'ai quand bien aimé certains passages, en particulier un des derniers niveaux qui m'a fait penser à James Bond.
L'aspect visuel, par contre, est beaucoup plus rafraîchissant. Les décors grouillent de détails et surtout, les sprites des personnages sont très très bien animés. Ils ont des petits gimmicks bizarres quand ils se déplacent, on a vraiment l'impression de regarder un monde miniature... Et puis c'est juste génial, quand on débarque dans un nouvel environnement, d'essayer de voir comment on va pouvoir se débrouiller pour avancer quand ça sera à notre tour de jouer. Lors des phases de dialogue, c'est moins réjouissant : manque d'expression ("normal", "content", "triste") et bon, c'est plus personnel mais j'aime toujours pas le style de dessin.
Ce qui est le plus dommage, c'est l'impression que le système de jeu n'a finalement pas été exploité comme il aurait pu l'être. Il y a du bon, mais dans l'ensemble ça reste un peu trop "basique". J'aurais aimé plus de chaînes d'événements façon "domino", la plupart du temps on se contente de vous demander d'être au taquet sur une action précise et pour le reste, se déplacer par boulettes de papier et placards devient rapidement la routine.
Ghost Trick est ce que je qualifie affectueusement de "jeu à concept". Vous savez, ces jeux où quand on y joue, on sent que les créateurs se sont fait plaisir et ont eu une vraie volonté de sortir des sentiers battus. Bref, des jeux qui ont une "âme", même s'ils sont souvent perfectibles. Faudra que j'écrive quelque chose sur The World Ends With You, dans le genre il se pose là et c'est pas comme si le nom de cet endroit y faisait référence...
Pour finir, il me faut aussi souligner l'extrème professionnalisme dont Capcom a fait preuve en livrant une fois de plus une VF niveau fansubeurs décébrés, avec un édifiant "j'ai été tuée" à moins de cinq minutes de jeu.
Ah oui, c'est un homme qui est censé parler.
OTL











