Junk Garage

Dépotoir d'une otaku à temps partiel

01 mars 10

Le Nouvel Angyo Onshi : douloureux échos du passé

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Quoi de mieux pour inaugurer cette section qu'un de mes mangas favoris ?
Le prétexte est d'autant plus bon qu'un volume annexe à la série est sorti il y a peu sous nos latitudes : une bonne occasion de se replonger dans ce shônen qui en a beaucoup dans le ventre.


Avec son titre à rallonge, Le Nouvel Angyo Onshi (que j'abrégerai en NAO autant pour mon bien que pour le vôtre) est un manga écrit à quatre mains par des Coréens, Youn In-Wan (au scénario) et Yang Kyung-II (aux dessins). S'il ne s'agit pas là de leur première collaboration, c'est en tout cas leur plus connue : NAO a en effet eu le "privilège" d'être pré-publié au Japon, d'où sa catégorisation en "shônen manga".

L'histoire nous plonge dans un pays d'Orient fantasmé où humains côtoient magie et démons. C'était autrefois un royaume baptisé Jushin, qui était dirigé par un souverain d'exception soucieux de voir régner l'ordre sur ses terres. Il confiait à ses agents spéciaux, les Angyo Onshi, la tâche de veiller à ce que sa loi soit appliquée sur tout le territoire. Le jour où l'empereur mourut, le royaume de Jushin s'effondra entrainant  le chaos dans sa chute. Au milieu de ce nouveau monde gangréné par la corruption et la violence, Mun-Su est un Angyo Onshi qui continue malgré tout de faire son travail. Mais plus qu'au respect de la loi, il œuvre dans le but de retrouver et d'éliminer celui qu'il tient pour responsable de la chute de Jushin, un homme mystérieux dénommé Ajite. Pourtant, au fil de ses voyages et de ses rencontres, Mun-Su est confronté à de vieilles connaissances qui l'accusent d'avoir lui-même assassiné l'empereur.

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Je vous laisse découvrir qui est cette charmante créature :)

Si ce n'était pour ses dessins magnifiques, je sais que je n'aurai jamais commencé ce manga car à vrai dire, le synopsis ne me donnait absolument pas envie : je ne suis et ne serai certainement jamais une grande fan d'heroic fantasy ou de tout ce qui s'en rapproche plus ou moins. Les deux premiers tomes m'ont laissée curieuse mais assez dubitative. Au troisième j'étais vendue, j'ai acheté tous les autres dans la foulée en dévalisant littéralement ma librairie favorite...

NAO est un manga qu'on peut aisément scinder en deux. Une partie de l'histoire se déroule dans le "présent", un monde post-apocalyptique dans lequel on est complètement largué, et est principalement composée de petites histoires plus ou moins longues permettant d'introduire bon nombre de personnages. Toute cette partie de l'œuvre est basée sur des légendes coréennes que les auteurs ont tournées à leur sauce histoire qu'elles collent avec leur récit. Ce procédé de narration qui est loin d'être un cas unique dans l'histoire du manga n'est néanmoins pas inintéressant puisqu'il permet d'une part de se cultiver (si si...) mais aussi de donner une petite note poétique au récit. On appréciera le travail de Pika qui a conservé les notes explicatives du scénariste, permettant de comprendre les-dits contes et de les comparer avec leur version manga.

La trame réelle de cette partie est en fait très simple : trouver Ajite et lui mettre la pâtée. Ce qui est plus intéressant, c'est qu'on ne sait strictement rien de Mun-Su et de son passé pas plus qu'on en sait sur son ennemi ou sur le bien-fondé réel de ses actions. Les seules choses portées à notre connaissance sont les points de vues des deux parties, qui bien sûr divergents, et la volonté d'acier de notre héros d'enterrer une fois pour toute son ennemi, triste écho de son passé.

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Notez le sens du détail <3

C'est là que va entrer en jeu la partie numéro deux de notre manga. La narration va à de nombreux moments nous replonger dans le passé de ses protagonistes, assembler le puzzle et nous faire découvrir tout le pourquoi du comment. C'est le moment précis où ce manga va atteindre des sommets de qualité, tant graphiquement que scénaristiquement : les masques tombent, les personnages gagnent subitement en profondeur, l'émotion gagne le récit et on se demande rapidement comment diable les auteurs vont bien réussir à conclure leur histoire correctement...

Profondément ancré dans le passé, le scénario aborde des thèmes assez riches et déprimants comme le suicide, l'oubli, la maladie, la rancœur, la loyauté ou la guerre. C'est d'autant plus intéressant qu'ils font directement écho avec la situation du présent qui est complètement différente. On peut ainsi voir à quel point les événements ont pu influencer les personnages et leur faire opérer des changements parfois drastiques dans leur façon d'agir ou dans leur façon de concevoir des choses.  On peut difficilement rester de marbre face à l'avalanche de sentiments qu'on se prend en pleine tête lors de la lecture.

Ce manga n'est bien sûr pas sans défauts, mais ils tiennent pour la plupart du détail. Certains arcs sont moins passionnants que d'autres. Celui intervenant vers le milieu du manga, par exemple, s'éternise en combats extrêmes à base de surenchère avec des personnages au chara design douteux (WTF le type à l'affro qui parle engrish ??) et n'est guère sauvé que par sa chute... (mais quelle chute !)

D'autres passages souffrent également d'un manque de clarté global renforcé par une narration qui s'éparpille tant dans le temps que dans l'espace et l'on sent bien que certains personnages auraient mérité un peu plus de développement... Mais ne crachons pas sur la soupe, le scénario parvient toujours à rebondir de façon intelligente et l'intérêt va en s'accroissant tout au long de la lecture.

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Et on en a, des batailles "glorieuses" et "épiques"

Il est assez intéressant de noter que si NAO respecte certains codes du shônen ("je dois devenir plus fort !" entre-autres) il en envoi aussi bon nombre au tapis.

Outre son âge relativement avancé par rapport à la moyenne, Mun-Su apparait au premier abord comme un anti-héros absolu insistant bien sur le fait qu'il n'est pas là pour faire régner la justice, mais la loi. La différence est grande, car ça évite de le faire plonger dans l'éternel schéma du "héros bisounours un peu niais et épris de justice mais doté une grande volonté". Avec son pragmatisme à toute épreuve Mun-Su est un type pas commode aux actes parfois discutables. A l'instar d'un Kenshin, il ne va pas non plus avoir à évoluer d'un point de vue puissance, puisqu'il est déjà au maximum : son Mahaï, sorte de médaillon preuve de sa qualité d'Angyo Onshi, lui permet d'invoquer des combattants fantômes (les soldats morts de Jushin) d'une puissance dévastatrice, ce qui lui empêche d'avoir à s'épuiser lui-même. Tout héros ayant ses faiblesses Mun-Su est en effet atteint d'une malédiction dont l'origine est inconnue et qui le fait suffoquer quand il déploie trop d'efforts. C'est la raison pour laquelle il préfèrera les armes à feu à l'utilisation d'épées ou autres armes blanches, art dans lequel il excelle pourtant.

Ce handicap n'empêche pas Mun-Su d'être personnage monstrueusement bourrin, typiquement le type de héros qu'on aimerait plus voir dans un shônen : il n'hésite pas à torturer, foncer dans le tas ou morfler autant que possible tant que ça lui permet d'atteindre son objectif, une obstination parfois proche de la bestialité. Derrière cette apparence froide et barbare se cache un homme démolit aussi bien physiquement que mentalement pour des raisons qu'on se fait un plaisir de découvrir au fil du récit et qui lui donnent beaucoup d'humanité sans le faire passer pour autant pour un personnage de type "je suis un salaud parce qu'on m'a volé mon nounours dans mon enfance". Le point appréciable du manga par rapport aux personnages est précisément qu'il apporte des explications sur leur caractère, mais jamais d'excuses.

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La vengeance est un plat qui se mange froid

La note de grâce et d'innocence du récit est donnée par Chun-Hyang, une jeune femme silencieuse et d'apparence très frêle qui sert de Sando (garde du corps) à Mun-Su. Derrière son visage angélique et sa fragilité émotionnelle, Chun Hyang cache en effet une guerrière d'exception aussi agile que destructrice. En plus de porter sur ses épaules la dose de fanservice du manga (en partie grâce à ses tenues au goût plus que discutable) elle incarne un peu le stéréotype du héros classique de manga, à savoir que sa relative incompétence la pousse à vouloir toujours devenir plus forte pour pouvoir protéger son maitre, qui ne semble la considérer que comme un simple objet.

Viennent s'ajouter à nos deux héros une grande galerie de personnages plus ou moins importants ou marquants. On citera tout de même Wonsul, épéiste redoutable dont la haine envers Mun-Su n'a d'égal que le respect qu'il avait autrefois pour lui, ou l'Ecuyer, petit homme naïf et faible dont la volonté d'acier permettra à notre héros de se sortir des pires situations et qui sert de ressort comique au récit.

Le mystérieux Ajite, pierre angulaire de l'histoire, est certainement un des meilleurs méchants que j'ai eu l'occasion de croiser dans un shônen. Son apparence frêle et la façon dont il prône la paix et la compréhension mutuelle en font un personnage difficile à cerner qui sonne beaucoup plus "gentil" que Mun-Su. Il n'est pas sans rappeler Johann de Monster : tout ce qu'il semble utile de savoir sur lui est qu'il est le mal incarné dans un corps angélique. Le charisme du personnage est impressionnant et facilement comparable à celui de Mun-Su tout en jouant dans un registre complètement différent : tous deux irradient littéralement le manga de leur classe et de leur présence et chaque scène où ils sont mis en présence déborde d'une tension très nettement palpable.

Le travail graphique fait sur ces deux personnages est par ailleurs assez intéressant : là où Mun-Su est sale, noir, presque vulgaire, Ajite est pur, distingué et noble. Pour simplifier la, je dirai qu'ils incarnent très largement l'ultime combat du Bien contre le Mal, la morale contre la raison, mais de façon monstrueusement stylisée et beaucoup moins manichéenne qu'elle n'y parait.

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Némésis

Les dessins, parlons-en justement. Le premier tome me semblait beau lors de ma première lecture, maintenant je le trouve plutôt moche. Ca résume assez simplement le bond graphique que le fait le mangaka tout au long de son histoire, le paroxysme étant atteint vers le volume 11. Je crois ne pas trop prendre de risques en disant que NAO est un, si ce n'est LE shônen le mieux dessiné du marché et de façon plus globale un des plus beau mangas que j'ai pu lire. Outre la précision du trait et la quantité hallucinante de détails, les visages et expressions des personnages sont saisissants. Le trait qui aborde parfois un côté assez "crayonné" renforce les émotions brutes et violentes comme la haine, le désespoir ou plus douces telles la tristesse ou la peine. Les pages doubles sont sublimes et la mise en scène contribue très largement à rendre les différents combats intenses et violents tout en étant magnifiquement chorégraphiés. Ca tombe plutôt bien car NAO est un manga où ça castagne pas mal, que ça soit en un contre un ou lors de gigantesques batailles façon Seigneur des Anneaux.

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Chun-Hyang toute en émotion et en grâce...

Un autre point appréciable c'est que les auteurs savent où ils vont. On pourra reprocher aux derniers tomes d'être parfois trop expéditifs sur certains points et par rapport à quelques personnages (très secondaires, je vous rassure), mais il n'empêche que les différentes astuces déployées par le scénariste pour empêcher son scénario de prendre le dessus sont intelligentes et bien trouvées. A vrai dire, plus que de l'issue de l'histoire je me suis surprise à me demander comment le scénariste allait réussir à parvenir à une fin correcte tant il a semé d'embûches pas possibles sur le chemin de ses personnages. Preuve de maitrise, il y parvient et le tout sans deus ex-machina à la con, s'il vous plait. La fin étant souvent le moment précis où pas mal de mangakas (et d'auteurs de fiction de façon générale) se cassent la tronche, c'est très appréciable de se retrouver devant une histoire qui ne laisse aucun goût d'inachevé dans la bouche mais au contraire un vrai sentiment d'accomplissement et l'impression d'avoir vraiment été témoin d'un truc immense et bien épique.

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... et Wonsul en froideur et cruauté.

Le volume annexe dont je parlais au début de ce billet est comme son l'indique, annexe. Il clarifie certains points du background de quelques personnages sans être indispensable pour autant, mais les amateurs du manga devraient apprécier. Un film a également été tiré de ce manga et il couvre grosso-modo les deux premiers tomes avec quelques modifications. Il est intéressant quand on ne connait pas le support de base, sinon il est largement dispensable puisqu'il adapte la moins bonne partie de l'histoire.

Finalement ce qui ressort du Nouvel Angyo Onshi c'est que c'est une œuvre très complète et dense qui laisse peu de moments de répit à son lecteur. Passé le cap des premiers tomes dans lesquels les histoires contées sont assez inégales d'un point de vue qualité, le manga propose une histoire riche, captivante et moins bête qu'on pourrait le croire. La violence graphique et psychologique côtoie en toute harmonie des moments plus calmes et doux où amour et émotion ont aussi leur place, pour donner un manga monstrueusement attachant et prenant. C'est aisément un shônen qui a sa place dans toutes les bonnes bibliothèques.

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Posté par Katua à 13:32 - Mangas - Commentaires [18] - Permalien [#]
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Commentaires

    Très bon article Katua.
    Ça fait déjà un moment que je veux le lire. Je suis contente de voir qu'il a l'air de tenir ses promesses et surtout, la fin semble assez exceptionnelle. J'ai bien hâte de pouvoir me jeter dessus ><.

    Et quels dessins quand même *__*.

    Posté par Triskel, 02 mars 10 à 00:09
  • Faut que je finisse ce manga. Mais y'a aussi Tsukihime, 3x3 Eyes, Inu Yasha, Bokurano, Narutaru T-T...

    Faudrait aussi que je mette mon propre blog à jour, je traine un peu la patte =s...

    Posté par Rhyvia, 04 mars 10 à 01:33
  • Je comprends ta douleur, des 3x3 eyes il m'en manque encore 20 (!!) et la série n'est plus éditée :/ Enfin c'est pas comme si t'étais obligé de tenir la résolution qui veut qu'on termine ses séries en cours avant d'en commencer de nouvelles

    Triskel -> j'ai limite pris des pages au pif pour le choix des images tellement elles sont toutes belles. Le plus dur a été de faire le tri derrière >_<

    Posté par Katua, 04 mars 10 à 01:48
  • NAO est un shonen, il en reprend beaucoup de clichés et en tant que tel je ne pense pas qu'il faille le lire en s'attendant à quelque chose d'exceptionnel. Néanmoins, c'est l'un des tous meilleurs du genre : scénar' fouillé, persos travaillés à mi-chemin de Berserk et Blame !, dessins superbes, tension dramatique très bien retranscrite, tout y est.

    A lire.

    Posté par Silveda, 04 mars 10 à 13:58
  • Tiens, Silveda, je me souvenais que t'avais pas aimé NAO.

    Posté par Rhyvia, 06 mars 10 à 18:28
  • Si si, quand t'avais dit que tu voyais pas ce que tout le monde y trouvait, je t'avais répondu que tu le lisais en t'attendant à un truc extra alors que c'est du shonen de base, mais ça reste un très bon shonen.

    Posté par silveda, 06 mars 10 à 18:59
  • Je me souviens du contraire : à chaque fois que je disais que c'est un excellent shonen, tu venais nuancer en disant que c'est pleins de clichés et tout ça. x]
    J'adore la série depuis que j'ai vu le film.

    Ca doit être parce que je le citais souvent avec Tsukihime. xD

    Posté par Rhyvia, 06 mars 10 à 19:31
  • Ah oui, en effet, Tsukuhime pour le coup je trouve ça très très mauvais

    Posté par Silveda, 07 mars 10 à 12:48
  • Ce qui est sûr c'est qu'il faut apprécier une oeuvre pour ce qu'elle est plutôt que pour ce qu'on attend d'elle :p
    En l'occurrence pour NAO, on m'avait prévenue que c'était un shônen. Je dis "prévenue" parce que la politique de Pika n'allait pas franchement dans ce sens. Du coup ça permet de mieux faire passer certains trucs (le guerrier dans la montagne qu'on voit dans tous les trucs du style, à tout hasard >_<) et d'en apprécier d'autres qu'on ne s'attendrait pas forcément à voir dans un shônen, justement, comme le dernier combat qui est quand même assez atypique.

    Posté par Katua, 08 mars 10 à 23:31
  • j'ai enfin pris la peine de lire cet article.
    j'ai pas grand chose à rajouter à part dire que c'est un bon manga.
    ce qui est bizarre c'est que chez moi, le plus souvent un retour vers le passé après avoir connu le personnage dans le présent çà fait souvent mouche et ce sont ces passages que je préfère dans les manga.
    C'est le cas de Kenshin par exemple ou de nombreux passage dans One Piece.
    Dans Shin Onhyo Onshi c'était particulièrement terrible.

    Posté par Rukawa, 13 mars 10 à 03:04
  • Ca n'a rien de bizarre je pense, c'est souvent sur ces passages là que les auteurs mettent la gomme niveau émotion. D'ailleurs je connais pas mal de gens qui ont connu Kenshin par les OAVs et qui n'ont jamais réussi à accrocher au manga précisément parce qu'ils pensaient qu'il y avait une intensité semblable d'entrée de jeu...

    Posté par Katua, 13 mars 10 à 20:58
  • Vraiment ?
    J'ai au contraire trouvé les OAV de [i]Kenshin[/i] particulièrement mauvaises, plates et ne retrouvant jamais le rythme de la série :p

    Posté par Silveda, 15 mars 10 à 16:42
  • Moi j'ai commencé par l'anime de Kenshin dans un soucis de bonne foi (aah la chronologie) mais j'ai été forcée d'abandonner jusqu'à nouvel ordre, c'est beaucoup trop redondant comme schéma >__>'. J'avoue que j'ai préféré le Kenshin torturé des OAVs.

    Silveda, les OAVs et la série sont tellement paradoxales, je ne pense pas qu'ils auraient pu avoir le même rythme que la série TV(qui de toute façon était particulièrement ennuyeuse :p, c'est moi qui le dit) sans qu'on tire des grimaces.

    Posté par Triskel, 17 mars 10 à 02:39
  • WTF ? trouver tsuiko hen plat ? là vraiment j'ai du mal à comprendre, tellement c'est entouré de tragédie et de mélancolie.

    l'anime est totalement pourrie, j'ai trouvé. surtout les épisodes 60+
    Kenshin, j'ai connu çà par le manga, j'ai vite abandonné. puis j'ai vu les OVA, là j'ai vraiment adoré, autant la version papier est teinté d'humour et de couleur, la version OVA est sombre et cruelle, comme l'était l'époque.
    j'ai ensuite relu le manga en esperant retrouver cette ambiance. J'ai subit les premiers volumes pas terrible, jusqu'à l'arrivé de Saitô vers le tome 10 je crois, où j'ai commencé à apprécier le manga.
    En fait je retiens vraiment de bon l'arc concernant Shishio où tu vois Saito et le maître de Kenshin et le passage de tsuiko hen. Ensuite le reste je le trouve pas terrible du tout.

    à force d'en parler tu m'as donné envie de remater les OVA pour en faire une review >_>

    Posté par Rukawa, 18 mars 10 à 04:38
  • Marrant, il m'est arrivé exactement la même chose J'avais complètement lâché le manga autour du volume 7 et après avoir vu les OAVs, je me suis dit qu'il fallait peut être que je continue... Et puis maintenant je lis mais que pour Saitô XD

    Posté par Katua, 18 mars 10 à 12:35
  • Quand je parle de la série, je ne parle évidemment pas de l'anime, mais du manga :p

    Récapitulons : Kenshin j'ai bien aimé le manga à l'exception du dernier arc, que je trouve mauvais. Par ailleurs, ça n'est pas pour moi autre chose qu'un bon shonen, quand je lis des posts où certaines personnes le considèrent comme un classique influent, voire comme LE manga des années 90, je rigole doucement.

    J'ai trouvé l'anime mauvais et mal réalisé. De même pour les OAV et leur pseudo-ambiance sombre pseudo torturée qui fait rire (en y repensant, les OAV Kenshin ont inventé l'émo [/troll] ).

    J'espère que c'est plus clair à présent

    Posté par Silveda, 18 mars 10 à 13:44
  • en France, si Kenshin est considéré comme un classique des 90's, c'est à l'instar de Lodoss, Escaflowne pour les anime, un des rare manga publié en France. çà l'est plus pour un côté historique qu'autre chose.
    Si tu veux LE manga des 90's c'est Mahoujin Guru Guru.

    L'anime est clairement mauvais.
    Mal réalisé, c'est comme tous les anime, çà dépend de qui sont les animateurs derrière. En sachant que derrière l'épisode 30 yavait Kazuhiro Furuhashi, Norio Matsumoto et Masahide Yanagisawa, tu ne peux annoncer fièrement que cet épisode a été mal réalisé, çà serait un flagrant délit d'ignorance.

    Si les OVA de kenshin sont sombres et torturés, c'est justement pour mieux aller avec l'ambiance de l'époque, où çà l'était, context de révolution toussa.
    C'est d'ailleurs le passage le plus sérieux du manga où cela contrastait déjà. L'ambiance est juste plus sombre.
    Tu peux dire que tu n'as pas aimé ces OVA.
    Mais c'est simplement parce que tu n'as pas été touché par la dimension de l'oeuvre. C'est possible, je n'apprécie que peu Totoro, tout en lui reconnaissant d'énormes qualités (sans doute parce que j'ai perdu mon âme d'enfant).
    Mais en aucun cas, ces OVA sont mauvais, car ils tutoie le mot chef d'oeuvre en rassemblant pas mal d'element en faveur de ce titre très lourd.

    sinon pour 'emo', Evangelion est antérieur à Kenshin. Tomoe ayant d'ailleurs été inspiré graphiquement par Rei Ayanami.

    Posté par Rukawa, 18 mars 10 à 17:19
  • *le chieur*

    NAO est un seinen (prépublication dans le Sunday GX)

    *le chieur s'en va*

    Mais je plussoie, NAO est un excellent manga qui réussit sur pas mal de point à éviter les écueils :
    - Mun Su n'est pas un anti-héros dans le sens où est le négatif d'un héros mais dans le sens où il suit une morale (soumission à la loi) qui est plutôt la défense de pas mal de "méchants"
    - Non-manichéen (c'était franchement pas donné)
    - Des personnages comme Wonsul ou l'écuyer,...

    Après les planches c'est visuellement que du bonheur.

    Posté par Afloplouf, 21 mars 10 à 19:25

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